Petit Bilan : Santa Cabrini, 5 mois !

Publié le par Fredj'

Le 6 Novembre 2013, début de ma carrière au sein de l'hopital Santa Cabrini...

Il a fallut s'adapter à un nouvel environnement, à de nouvelles pratiques, à de nouveaux collègues, à une population différente mais surtout des patients différents. Je m'explique.

Mes 2 premières années de carrière je les ai passé dans une clinique neuve, en orthopédie certes mais avec 95 % d'opérations programmées. c'est à dire des personnes majoritairement bien portantes, sans énormément de problèmes associés. N'ayant pas de réanimation sur place, les patients à risques étaient envoyés ailleurs. J'ai par ailleurs fait de la rééducation chez les sportifs avant mon départ. Fait que lors de mon arrivée, je me suis retrouvée à soigner des patients de 90 ans avec énormément de problème de santé, dont la prise à charge souvent de l'acharnement, me dépasser. Je suis donc passer d'une population bien portante d'un trentaine d'année à une population ayant une moyenne d'âge de 75 ans à multiples problèmes.

Je pense avec le recul, que c'est surtout cela qui m'a demandé le plus d'adaptation (entre 3 et 4 mois). Parce que j'ai tendance à douter de moi, parce que j'étais confronté à des prises en charge jusque là inconnues pour moi. Et je m'estime chanceuse car je suis restée dans mon domaine, l'orthopédie.

Alors oui, les chambres multiples, mixtes, les portes toujours ouvertes, les haut parleurs dans les chambres, les papiers, l'hygiène générale, le matériel manquant et vieux (je mettrais des photos plus tard), et j'en passe restent parfois déroutant.

Mais je peux dire aujourd'hui que j'ai pris mes marques, que je suis contente d'aller bosser, que j'apprécie le contact avec les patients, leurs familles. JE vous rappelle que la population est majoritairement italienne, la famille a donc sa place au centre du soin. Oui, pour ceux à qui cela parle, le modèle de soin n'est pas Virginia Henderson mais Mc Gill qui place la famille au centre de la prise en charge. Et même si parfois leurs présences peuvent être pesantes, elles nous sont souvent d'une grande aide pour les soins ! Elles nous donnent tellement en retour qu'on se doit de tout faire pour les soutenir, leurs apporter les réponses...

J'ai aussi pris ma place dans le service, avec mes collègue où on me reconnait pour le travail que je fournit. Il n'est pas parfait, comme pour tout le monde, mais j'y met du cœur. J'aime me faire charrier pour mon accent, mes expressions, mes maladresses. Parce qu'il va de soi que je ne me retient pas de les charrier aussi. Joli échange d'expressions, de coutumes, de films... ... Je me sens intégrée, avec des collègues de jour comme de soir au top ! Cela compte pour moi car j'ai laissé en France des collègues en OR !

Gros plus, à Santa Cabrini il y a énormément de cultures mélangées dans le personnel : Maghrébins, Africains, Haitiens, Japonais, Chinois, Italien Espagnol, Brésilien Québécois, Français et j'en oublie surement ! J'en apprends tout les jours c'est tellement enrichissant de travailler auprès de ces personnes !

Pour ceux qui de demande si mon service d'avant me manque ? Oui car j'étais dans mon cocon rassurant. Mais pour rien au monde je ne regrette d'être sorti de ma chrysalide. C'est dur, j'ai parfois envie de pleurer mais j'en apprends sur moi tout les jours ! Et cela n'a pas de prix !

Il faut parfois forcer le destin, faire un pari fou, sortir des rails que la vie a tracé devant nous, je pense qu'on en retire toujours un bénéfice ! Un grand homme (Papa ;) ) m'a dit "Quand deux chemins je présente devant toi, choisit toujours le plus difficile, tu en sortiras grandi"... Et bien j'ai grandi dans mon métier !

J'en profite pour vous dire que je suis officiellement une infirmière québécoise ! En effet j'ai réussi mes 75 jours de stage d'adaptation ! A mon bilan, on ne m'a pas parlé de mon travail, de ma manière d'aborder les patients, leurs familles...Non, non on m'a parlé de mon notes au dossier, de ma manière de remplir leurs centaines de feuilles par patient (j'exagère à peine). Je trouve dommage car pour moi le plus important est le contact avec le malade et non ce que j'écris dans le dossier...

Une fois mon permis (délivré par l'Ordre) reçu, je vais pouvoir postuler... enfin si des postes se présente à moi car pour l'instant il n'ont pas de postes à temps complet !

Un jour, si j'ai le temps (doux euphémisme :) ), je vous décrirais plus en détail les prises en charges, les papiers, une journée type... auxquelles j'ajouterais quelles photos ;)

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Joe 04/05/2014 12:29

Bonne chance pour avoir in poste! Quelqu un qui bosse a l entretien menager